Il y a quelque chose qui me met profondément mal à l'aise, pour ne pas dire qui m'exaspère, sur le marché actuel de l'entrepreneuriat en ligne.
Je scrolle sur LinkedIn ou Instagram et je vois passer des centaines de profils de "Coachs business", "D'experts marketing" ou de "Consultants en stratégie" qui ont à peine 22 ans. Ils portent des costumes mal taillés, posent devant des voitures de location, et surtout, ils prétendent avoir "accompagné des multinationales" ou "géré des budgets en millions".
Ils mentent. Ils gonflent leur CV. Ils s'inventent une vie pour essayer de correspondre à l'image qu'ils se font du succès. Ce sont ce que j'appelle les "Influvoleurs".
Moi, j'ai 10 ans d'expérience. Ces 10 années, je ne les ai pas passées à lire des livres de théorie. Je les ai passées sur le terrain, dans la boue. J'ai géré des crises, j'ai perdu de l'argent, j'en ai gagné, j'ai recruté, j'ai licencié, et j'ai construit des systèmes solides qui tournent encore aujourd'hui.
Cette expérience, c'est mon actif le plus précieux. C'est ce qui fait que mes clients me font confiance les yeux fermés.
Mais vous, vous qui lisez ces lignes, vous êtes peut-être dans une situation différente. Vous êtes un salarié en transition professionnelle. Vous êtes un cadre qui veut se lancer en side-project. Ou vous êtes un porteur de projet passionné.
Vous avez la compétence technique (vous vous êtes formé), vous avez la motivation, mais vous n'avez pas encore l'historique. Vous n'avez pas ces "10 ans" à mettre sur la table.
Le piège mortel, serait d'essayer de "faire comme si". Si vous essayez de vous faire passer pour un vieux loup de mer alors que vous venez d'acheter votre bateau, vous allez couler à la première tempête. Pire encore, le client sentira le mensonge à des kilomètres. L'odeur de l'imposture est celle qui fait fuir les prospects le plus vite.
Alors, on se retrouve face à l'éternel problème de l'œuf et de la poule : "Comment trouver un client si je n'ai pas de références ? Et comment avoir des références si je ne trouve pas de client ?"
La réponse n'est pas dans le mensonge. Elle n'est pas non plus dans la baisse de vos prix, une erreur fatale que nous avons analysée dans le dossier : Sortir de la guerre des prix : Comment passer du freelance 'low-cost' au partenaire 'High-Ticket'.
La réponse réside dans le concept suivant : le "Portfolio Minimum Viable".
Dans ce dossier complet, je vais vous montrer comment construire ce portfolio honnête, éthique et redoutablement efficace. Un portfolio qui dit au monde : "Je n'ai pas 10 ans de métier, mais regardez ce que je suis capable de produire techniquement aujourd'hui, et pourquoi vous ne prenez aucun risque avec moi."
Chapitre 1 : L'expérience vs La compétence (La nuance qui sauve)
Avant de construire votre portfolio, nous devons déconstruire une croyance limitante. Vous pensez que le client achète des "années d'expérience". C'est faux.
Si le client achetait des années, il n'embaucherait que des consultants de 60 ans. Or, on voit tous les jours des jeunes freelances exploser le marché. Pourquoi ?
Parce que le client n'achète pas le passé. Il achète le futur. Il achète la certitude que son problème sera résolu.
Soyons clairs et honnêtes : vous ne pouvez pas simuler l'expérience. L'expérience, c'est la gestion des imprévus, la vision stratégique globale. Ça, ça ne s'achète pas, ça s'acquiert avec le temps et les cicatrices.
Par contre, vous pouvez prouver la compétence technique. Et au début, c'est tout ce dont le client a besoin.
- Savoir écrire une page de vente qui convertit est une compétence technique.
- Savoir paramétrer une campagne Facebook Ads sans brûler le budget est une compétence technique.
- Savoir coder une landing page propre et rapide est une compétence technique.
- Savoir automatiser une facture sur Excel est une compétence technique.
Votre prospect sait que vous débutez (il a vu votre profil LinkedIn, il a vu votre CV). Il ne s'attend pas à ce que vous ayez l'assurance et le recul d'un sénior. Ce qu'il craint par-dessus tout, ce n'est pas votre jeunesse dans le métier, c'est l'amateurisme.
Il a peur que vous ne sachiez pas faire le travail. Il a peur que vous disparaissiez dans la nature. Il a peur de devoir repasser derrière vous.
Votre Portfolio Minimum Viable a une seule mission : Tuer le risque.
Il ne doit pas dire "J'ai de l'expérience" (ce serait un mensonge). Il doit dire : "Je maîtrise mon outil de travail sur le bout des doigts. Voici la preuve tangible que je sais exécuter."
Voici les 3 stratégies concrètes pour fabriquer cette preuve dès ce week-end, sans avoir jamais signé un seul devis.
Stratégie N°1 : L'étude de cas "Laboratoire" (La transparence totale)
C'est la méthode préférée des designers, mais elle s'applique à tous les métiers du service.
Comme je le disais, les "Influvoleurs" mettent des logos de grandes marques (Coca-Cola, Google, Nike) sur leur site pour impressionner la galerie, alors qu'ils ont juste fait un stage d'observation de deux semaines ou servi un café. C'est pathétique et juridiquement dangereux.
Ne faites jamais ça. Si vous n'avez pas de client, ne mentez pas. Créez votre client idéal en laboratoire.
Le concept est simple : choisissez une entreprise réelle que vous admirez (ou un commerce local que vous connaissez bien) et réalisez le travail que vous auriez fait pour eux si vous aviez été embauché.
L'approche éthique et professionnelle : Ne présentez jamais cela comme une mission réelle. Soyez transparent. Dites : "Voici une refonte conceptuelle de la page d'accueil d'Apple pour démontrer ma vision du copywriting" ou "Projet fictif de rebranding pour une marque de thé".
Le protocole d'exécution en 4 étapes :
- Le choix de la cible : Ne prenez pas une marque au hasard. Prenez une marque qui a un problème visible que vous savez résoudre. Si vous êtes consultant SEO, ne prenez pas Amazon (ils sont déjà parfaits). Prenez une belle PME locale dont le site est introuvable sur Google.
- Le diagnostic (Avant) : Dans votre portfolio, montrez l'état actuel. "Le site actuel de X est lent, le message est flou, et le bouton d'achat est invisible." Cela prouve votre capacité d'analyse.
- La correction (Après) : Produisez le travail. Réécrivez la page. Redessinez le logo. Refaites le tableau Excel. C'est ici que vous prouvez votre "Hard Skill".
- La note d'intention (Le "Pourquoi") : C'est le plus important. Expliquez vos choix. "J'ai choisi de changer le titre parce que l'ancien ne parlait pas au besoin du client. J'ai déplacé ce bouton pour faciliter le clic..."
En faisant cela, vous ne montrez pas juste un "joli résultat". Vous montrez votre cerveau. Vous montrez comment vous réfléchissez.
Exemples concrets par métier :
- Vous êtes graphiste ? Redessinez le packaging d'une marque de céréales bio. Postez le "Avant / Après" avec un zoom sur la typographie.
- Vous êtes consultant SEO ? Faites un audit vidéo (Loom) de 5 minutes du site d'un artisan. Montrez les erreurs techniques à l'écran et expliquez oralement comment vous les corrigeriez.
- Vous êtes assistant virtuel ? Créez un tableau de bord Notion impeccable pour gérer les tâches d'une agence immobilière fictive. Faites une vidéo de démonstration où vous cliquez partout pour montrer que ça marche.
- Vous êtes copywriter ? Prenez une publicité médiocre que vous avez vue sur Facebook, et réécrivez-la en 3 versions différentes (une agressive, une douce, une drôle).
Le message envoyé est puissant : "Regardez, je ne me cache pas derrière des mots. Je bosse. Je suis passionné. Je suis capable de produire ça sans qu'on me tienne la main. Imaginez ce que je ferai pour vous quand vous me paierez."
Stratégie N°2 : Le bêta-testeur (Acheter sa première référence)
Les projets fictifs (Stratégie 1), c'est bien pour la technique. Mais ça ne prouve pas que vous savez gérer un humain.
Rien ne vaut un vrai client. Si personne ne veut vous payer au tarif fort (High-Ticket) parce que vous manquez de preuves sociales, vous devez "acheter" votre première preuve.
C'est ce que j'appelle la stratégie du troc stratégique.
L'idée n'est pas de travailler gratuitement pour "la visibilité" (la pire arnaque du web). L'idée est d'échanger votre temps et votre compétence contre un actif marketing : le témoignage.
Comment trouver ce client bêta ?
Cherchez dans votre "Réseau dormant". C'est une technique d'acquisition que j’ai détaillé dans la méthode : Trouver ses premiers clients sans budget : La méthode anti-prospection pour les salariés. Un ami entrepreneur, un ancien collègue qui monte sa boîte, une association, un commerçant de votre quartier.
Le script de négociation (Le contrat moral) :
Attention, le danger ici est de devenir le stagiaire gratuit qu'on ne respecte pas. Pour éviter ça, vous devez cadrer la prestation comme un professionnel.
Dites ceci :"Je lance ma nouvelle activité de consulting. Je suis sûr de ma méthode, mais j'ai besoin de construire mon premier cas client officiel. Je te propose un deal : je te fais ma prestation complète (valeur 1 500 €) gratuitement. Je vais me donner à 200% pour toi.
En échange, je ne veux pas d'argent maintenant. Par contre, je demande deux choses impératives et non négociables :
- Un témoignage vidéo honnête à la fin de la mission (face caméra).
- Le droit d'utiliser tous les chiffres de notre collaboration (taux d'ouverture, CA généré, économies réalisées) dans mon portfolio public."
Si la personne accepte, faites-lui signer un devis à "0 euro" mentionnant ces conditions. Cela formalise l'engagement.
Pourquoi ça change tout ?
Une fois la mission finie, vous n'avez plus "zéro expérience".Vous avez une étude de cas réelle. Vous avez une vidéo d'un vrai être humain qui dit : "Au début j'hésitais, mais [Votre Prénom] est hyper sérieux, il a délivré en temps et en heure, et grâce à lui j'ai gagné X temps/argent."
Cette vidéo vaut plus que 5 ans d'expérience sur un CV. Elle tue le scepticisme. Elle vous sépare immédiatement de la masse des amateurs qui n'ont rien à montrer.
Stratégie N°3 : La documentation (Prouver que vous comprenez)
Il reste un cas de figure : les métiers "intellectuels" et stratégiques.Si vous êtes consultant en management, expert RH, ou coach en leadership, il est difficile de montrer des "visuels". On ne peut pas faire un "Avant/Après" d'une réunion de crise. Votre produit, c'est votre pensée, votre analyse, votre méthodologie.
Dans ce cas, votre portfolio, c'est votre contenu.
Au lieu de dire "Je suis expert", montrez comment vous réfléchissez face à un problème complexe. C'est ce qu'on appelle le "Content Marketing" ou "L'Inbound", un pilier de l'acquisition que j'aborde dans le guide : Optimiser son profil LinkedIn pour attirer des opportunités (Même si votre patron vous surveille).
Comment transformer du contenu en portfolio ?
- L'article "Deep dive" : Écrivez un article LinkedIn ou un PDF qui décortique une actualité de votre secteur avec une analyse fine. Ne donnez pas juste l'info, donnez votre opinion et votre angle.
- Exemple : "Analyse de la crise RH chez [Entreprise X] : Voici les 3 erreurs de management qu'ils auraient dû éviter."
- La méthode propriétaire (Framework) : Créez un PDF "Checklist" ou un schéma qui résout un problème précis. Donnez un nom à votre méthode.
- Exemple : "La Méthode des 3C pour apaiser un conflit syndical en moins de 48h."
Quand un prospect vous demande vos références lors d'un appel de vente, vous n'avez plus besoin de bégayer. Vous pouvez répondre avec assurance :
"Je lance cette offre spécifique, donc mes références passées ne sont pas pertinentes ici. Par contre, j'ai rédigé un dossier technique complet sur [Son problème] qui détaille exactement la méthodologie pas-à-pas que je vais appliquer pour vous. Je vous l'envoie, lisez-le, et dites-moi si cette approche vous convient."
Cela déplace le débat.Le client ne se demande plus "Qui avez-vous servi avant ?" (Le passé).Il se demande "Est-ce que cette personne comprend mon problème mieux que les autres ?" (Le présent).
Si votre documentation est excellente, vous gagnez l'autorité instantanément.
Le piège technique : Où héberger ce portfolio ? (PDF vs Site web)
Une fois que vous avez vos projets (fictifs, bêta ou documentation), une question logistique se pose : "Je le mets où ?"
Je vois trop de salariés qui, pour se rassurer, passent 3 mois à coder un site internet complexe avant d'avoir le moindre contenu. C'est de la procrastination intelligente. Ou pire, ils envoient un CV Word de 3 pages.
L'erreur à ne pas commettre : Le CV masqué.Un salarié envoie un CV (il cherche un patron).Un prestataire envoie un Portfolio (il cherche un client).
Le client se fiche de savoir que vous avez eu votre Bac en 2004 ou que vous aimez "le cinéma et les voyages". Il veut voir des RÉSULTATS.
La solution simple pour démarrer :N'achetez pas de nom de domaine. Ne payez pas d'hébergement. Utilisez des outils gratuits et fluides.
- La présentation Notion : C'est mon favori. Créez une page Notion publique. C'est propre, moderne, facile à mettre à jour sur mobile. Vous pouvez y intégrer des vidéos, des images, du texte. Ça fait "Tech" et "Organisé".
- Le PDF interactif (Canva) : Créez un beau document ("Deck") sur Canva. 5 à 10 slides maximum.
- Slide 1 : Qui je suis (L'UVP).
- Slide 2 : Problème que je résous.
- Slide 3 : Cas Client 1 (Bêta).
- Slide 4 : Projet Labo 1.
- Slide 5 : Contact.
- Exportez en PDF et envoyez-le par email.
- La section "Sélection" de LinkedIn : Comme vu dans l'article sur l'optimisation de profil, mettez vos études de cas directement en "Une" de votre profil. C'est votre mini-site web gratuit.
Foire aux questions (FAQ)
Est-ce que je dois préciser explicitement que c'est un "projet fictif" ? OUI. Absolument. C'est non négociable. Si vous laissez planer le doute et que le client découvre (et il le découvrira) que vous n'avez jamais travaillé pour la marque citée, vous passez instantanément pour un menteur. La confiance est rompue définitivement. Écrivez "Projet conceptuel", "Étude de cas théorique" ou "Redesign non-officiel". C'est professionnel, c'est éthique, et ça montre votre honnêteté.
Combien de projets faut-il pour se lancer ? Arrêtez de penser au volume. Pensez à la qualité. Un seul projet très bien documenté, où l'on voit votre processus de pensée de A à Z, vaut mieux que 10 projets bâclés où l'on voit juste une image finale. Si vous avez une étude de cas "Bêta-testeur" complète (Problème > Solution > Résultat > Témoignage), cela suffit largement pour signer vos premiers clients payants. Ne procrastinez pas 6 mois à remplir un book.
Puis-je utiliser mes projets réalisés en tant que salarié dans mon portfolio ? Attention terrain miné. Juridiquement, ce que vous avez fait pendant vos heures de travail, avec le matériel de l'entreprise, appartient à votre employeur (c'est la propriété intellectuelle). Vous ne pouvez pas vous l'approprier publiquement sans son accord, surtout si cela contient des données confidentielles ou stratégiques.L'astuce : Anonymisez tout. Ne dites pas "J'ai réduit les coûts chez Renault". Dites "Projet de restructuration pour un leader européen de l'automobile". Refaites les visuels en changeant les logos, les couleurs et en floutant les chiffres sensibles. Vous prouvez la compétence sans violer le secret professionnel ni votre devoir de loyauté.
Que faire si j'ai signé un NDA (Accord de confidentialité) avec mon client Bêta ? Respectez-le. C'est votre crédibilité juridique qui est en jeu. Si vous ne pouvez pas montrer le travail, demandez au client de parler du résultat dans son témoignage vidéo, sans montrer les coulisses. "Il a refait notre architecture interne et on a gagné 20% de productivité". La parole du client suffit souvent à valider la compétence.
Conclusion : L'honnêteté est une stratégie commerciale (et rentable)
Je vais être franc avec vous : en tant que débutant, vous ne pourrez pas facturer les mêmes tarifs qu’un senior qui a 15 ans de boîte. Et c'est normal. C'est la loi du marché.
Mais vous avez une carte à jouer que les "Influvoleurs" et les agences fatiguées n'ont pas : l'honnêteté radicale et la faim.
En présentant un "Portfolio Minimum Viable" transparent (projets fictifs assumés, bêta-tests réels, documentation pointue), vous envoyez un signal rafraîchissant dans un monde de fake.
Vous dites implicitement à votre client :"Je ne vais pas vous mentir sur qui je suis. Je suis au début de cette nouvelle aventure entrepreneuriale. Je n'ai pas tout vu. MAIS je suis sérieux, je suis compétent techniquement, je suis formé aux dernières méthodes, et surtout... je vais me donner à 100% pour réussir ce projet car j'ai besoin de votre satisfaction pour bâtir ma réputation future. Je ne peux pas me permettre d'échouer."
Beaucoup de clients (les bons clients) préféreront cette honnêteté et cet engagement total à l'arrogance d'un pseudo-expert blasé qui leur vend du rêve et délègue le travail à un stagiaire.
Vous avez maintenant toutes les pièces du puzzle de cette série sur l'acquisition et la vente.
- Vous savez comment attirer les opportunités : Trouver ses premiers clients sans budget : La méthode anti-prospection pour les salariés.
- Vous savez comment mener l'entretien de vente : Vendre sans passer pour un imposteur : Le script de vente pour ceux qui détestent vendre.
- Vous savez comment fixer votre prix et assumer votre valeur : Sortir de la guerre des prix : Comment passer du freelance 'low-cost' au partenaire 'High-Ticket'.
- Vous savez comment prouver votre valeur technique : L'art du 'Portfolio Minimum Viable' : Convaincre sans mentir quand on n'a pas 10 ans d'expérience.
La théorie est là. Le système est complet. Mais je sais qu'entre lire un article et oser se lancer dans l'arène face à un vrai client, il y a un monde. C'est le grand saut.
Parfois, on a besoin de plus qu'un article de blog. On a besoin d'un regard extérieur. On a besoin d'un mentor qui a déjà parcouru le chemin, qui regarde votre portfolio, qui valide votre offre, qui corrige votre script et qui vous donne le feu vert pour foncer.
C'est exactement ce que je fais dans mon programme de Coaching/Mentoring. Je mets mes plus de 10 ans d'expérience au service de votre lancement, pour vous éviter les pièges des débutants et les mensonges des vendeurs de rêve.
Si vous voulez arrêter de bricoler et construire du solide dès le premier jour, postulez pour un accompagnement. On bâtira votre portfolio ensemble.
Gratuit et sans engagement
